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Trad. Bouchet, Lectionnaire, p.181

Désormais, par la croix, les ombres sont dissipées et la vérité se lève, comme nous le dit l’apôtre Jean : « L’ancien monde est passé, toutes choses sont nouvelles » (Ap 21,4-5). La mort est dépouillée, l’enfer livre ses captifs, l’homme est libre, le Seigneur règne, la création est dans la joie. La croix triomphe et toutes les nations, tribus, langues et peuples (Ap 7,9) viennent pour l’adorer. Avec le bienheureux Paul qui s’écrie : « Loin de moi la pensée de trouver ma gloire ailleurs que dans la croix de Jésus Christ notre Seigneur » (Ga 6,14), nous trouvons en elle notre joie. Read the rest of this entry »

Voici un lien qui nous a été communiqué par Ayham Saad sur l’histoire de la Nativité de notre Seigneur. Le film est en anglais avec sous-titrage en arabe, il couvre la période allant de l’Annociation à la Mère de Dieu jusqu’à la fuite en Egypte. A lire aussi sur les pages suivantes, une méditation de Saint Ephrem de Nisibie et une autre du Père Lev Gillet sur le thème de la fête.

Commentaire de l’Évangile ou Diatessaron, 5, 17 (trad. SC 121, p. 115 rev.)

Notre Seigneur a choisi Matthieu, le collecteur d’impôts, pour encourager ses collègues à venir avec lui. Il a vu des pécheurs, il les a appelés et les a fait asseoir auprès de lui. Quel spectacle admirable : les anges sont debout et tremblants, alors que les publicains, assis, se réjouissent. Les anges sont frappés de crainte à cause de la grandeur du Seigneur, et les pécheurs mangent et boivent avec lui. Les scribes suffoquent de haine et de dépit, et les publicains exultent à cause de sa miséricorde. Read the rest of this entry »

En ce jour, le 8 septembre, l’Eglise fête la Nativité de la Toute Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie. Pour lire le discours de Saint Ephrem sur la fête, cliquez sur le lien…

Hymne sur la Trinité (trad. Bellefontaine 1991, coll. SO 50, p.334)

« Un seul Dieu, un seul Seigneur, dans la trinité des personnes et l’unité de leur nature » (Préface)

Refrain : Que soit béni celui qui t’envoie !

Prends donc comme symboles le soleil pour le Père; pour le Fils, la lumière, et pour le Saint Esprit, la chaleur. Bien qu’il soit un seul être, c’est une trinité que l’on perçoit en lui. Saisir l’inexplicable, qui le peut ?

Cet unique est multiple : un est formé de trois, et trois ne forment qu’un, grand mystère et merveille manifeste ! Le soleil est distinct de son rayonnement bien qu’il lui soit uni ; son rayon est aussi le soleil.

Mais personne ne parle pourtant de deux soleils, même si le rayon est aussi le soleil ici-bas. Pas plus nous ne disons qu’il y aurait deux Dieux. Dieu, Notre Seigneur l’est ; au-dessus du créé, lui aussi.

Qui peut montrer comment et où est attaché le rayon du soleil, ainsi que sa chaleur, bien que libres ? Ils sont ni séparés ni confondus, unis, quoique distincts, libres, mais attachés, ô merveille !

Qui peut, en les scrutant, avoir prise sur eux ? Pourtant ne sont-ils pas apparemment si simples, si faciles ?…

Tandis que le soleil demeure tout là-haut, sa clarté, son ardeur sont, pour ceux d’ici-bas, un clair symbole. Oui, son rayonnement est descendu sur terre et demeure en nos yeux comme s’il revêtait notre chair.

Quand se ferment les yeux à l’instant du sommeil, tel des morts, il les quitte, eux qui seront ensuite réveillés. Et comment la lumière entre-t-elle dans l’oeil, nul ne peut le comprendre. Ainsi, Notre Seigneur dans le sein…

Ainsi, notre Sauveur a revêtu un corps dans toute sa faiblesse, pour venir sanctifier l’univers. Mais, lorsque le rayon remonte vers sa source, il n’a jamais été séparé de celui qui l’engendre. Il laisse sa chaleur pour ceux qui sont en-bas, comme Notre Seigneur a laissé l’Esprit Saint aux disciples.

Regarde ces images dans le monde créé, et ne vas pas douter quant aux Trois, car sinon tu te perds ! Ce qui était obscur, je te l’ai rendu clair: comment les trois font un, trinité qui ne forme qu’une essence !

Refrain : Que soit béni celui qui t’envoie !

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Pendant le Saint et Grand Carême de Pâques, les offices quotidiens de l’Eglise Orthodoxe (office de minuit, matines, prime, tierce, sexte, none, vêpres et Grandes Complies) révèlent une prière attribuée à Saint Ephrem le Syrien, diacre et moine du IVème siècle. Le texte de cette prière est le suivant:

-Seigneur et Maître de ma vie, éloigne de moi l’esprit d’oisiveté, de curiosité, de domination et de vaine parole (et l’on fait une grande métanie ou prosternation jusqu’au sol)

-Et fais-moi grâce, à moi ton serviteur, d’un esprit d’intégrité, d’humilité, de patience et d’amour (une prosternation jusqu’au sol)

-Oui, mon Seigneur et mon Roi, donne-moi de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère, car Tu es béni dans les siècles des siècles, amin. (une prosternation jusqu’au sol)

Suivent les douze petites métanies (inclinaisons) accomplies en disant à chaque fois: Ya Rab Irham ou Kyrié eleison ou Seigneur miséricorde.

Enfin, l’on répète la prière de Saint Ephrem dans sa totalité et l’on fait une grande métanie.

 

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