IMG_1585Monseigneur Ephrem a eu un mot de remerciement à l’égard de tous, le jour de la célébration de son intronisation et son entrée dans son diocèse, dont voici une traduction que nous vous proposons:

« Éminences, cher Pères, Frères et Sœurs bien-aimés,

L’homme est un microcosme, tout homme est un petit monde qui contient en lui le monde en sa plénitude. Il possède en lui l’Esprit d’en haut et l’esprit du monde et il se ressource de l’un ou de l’autre.

Il est en lutte perpétuelle entre [son désir de Dieu et son désir du monde]. La Sainte Écriture nous dit par la bouche du disciple bien-aimé: « N’aimez point le monde ni ce qui est dans le monde… car tout ce qui est dans le monde, la concupiscence de la chair, la concupiscence des yeux, et l’orgueil de la vie… et le monde passe et sa concupiscence aussi, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement » (1Jn.2, 15-17). Le disciple lui-même a dit aussi : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné Son Fils Unique: ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la Vie Éternelle » (Jn.3,16).

Bien-aimés, tout homme qui se nourrit de l’esprit du monde acquiert l’orgueil, la jalousie, la colère, la dispute et se met à vouloir posséder et opprimer, ainsi qu’à vivre toutes sortes de convoitises de la chair et de séductions du monde; tandis que celui qui se nourrit de l’Esprit de Dieu acquiert l’humilité, la douceur, le contentement, la piété et s’attache aux pensées édifiantes  et récolte tous les fruits de l’Esprit Saint, je veux dire les vertus, la bonne conduite et une moralité selon ce qui convient à Dieu.

Et maintenant que dirais-je à votre attention? Je suis venu à vous ou bien Dieu m’a fait venir à vous pour vous servir. Je veux me rapprocher de vous et tout particulièrement des cœurs qui ont faim de Dieu. Soutenez-moi dans ma démarche. J’aime Dieu et mon Église, j’aime énormément mon pays et je prie pour lui. Je voudrais aimer tout homme que je rencontre sur mon chemin. Je sais que le mal est présent dans le monde mais je sais [aussi] que quelqu’un a dit « Prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jn.16,33). Nous, les enfants de la Résurrection, sommes vainqueurs d’avance grâce à notre Foi.

Nous le devons aussi à une Foi droite [orthodoxe], alors que notre vie soit droite et qu’ainsi soit notre comportement. Tout ce que j’exigerais de moi d’abord mais de vous aussi, troupeau (paroisse) béni, c’est que vous soyez droits. Je sais que cela est très difficile à notre époque, mais la vertu la plus désirée est l’honnêteté. Comme la maladie la plus pernicieuse est la schizophrénie avec la folie comme paroxysme, ainsi le paroxysme de la santé est dans l’unité avec Dieu, avec soi-même et avec les autres, et en cela la plénitude de l’amour.

A mes frères du Saint Synode du Patriarcat d’Antioche je dis: « Je suis le plus petit parmi vous, merci à vous et priez pour moi ».

Aux prêtres fidèles je dis: « Vous êtes mes yeux, mes mains et mes oreilles, à travers vous je serai visible par tout le diocèse ».

Aux responsables religieux et politiques nationaux, je présente tous mes respects et je tends une main amicale et solidaire.

A tout le peuple pieux et fidèle, j’offre mon amour et mes prières…

A vous tous, j’adresse mes remerciements et mon bonheur en ce jour béni. J’essayerai de m’inspirer des vertus de mon prédécesseur de trois fois Éternelle Mémoire, le Métropolite Elias (Corban) pour les perpétuer dans la mesure du possible au bénéfice de  tous.

Oui, c’est un jour béni de Dieu, j’espère que ce sera le début du chantier de l’édification de l’Église et de la Patrie dans des louanges incessantes à Dieu, amin.

Un grand merci à Sa Béatitude le Patriarche Ignace IV d’Antioche et de tout l’Orient.

Merci à mon Père et mon Seigneur et mon Maître Georges (Khodr) le vicaire patriarcal [pour ce diocèse], qui m’a guidé et guide toujours de nombreuses âmes.

Merci à vous tous et à Dieu en tout temps. »

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