La Philocalie – Desclée de Brouwer / J. – C. Lattès, p. 593

3- Les vertus du corps sont surtout les instruments des vertus, elles se pratiquent en connaissance de cause et selon Dieu, et hors de toute hypocrisie et de tout désir de plaire aux hommes; elles portent chacun à progresser dans l’humilité et l’impassibilité. Ce sont: la tempérance, le jeûne, la faim, la soif, les veilles, rester debout toute la nuit, rester à genoux constamment, ne pas se laver, ne porter qu’un vêtement, manger des aliments secs, manger tard, ne boire que de l’eau, coucher à même la terre, la pauvreté, la dépossession, la misère, l’absence de toute parure et de tout amour propre, la solitude, le calme, ne jamais sortir, l’indigence, n’avoir besoin de rien, le silence, travailler de ses propres mains, toute souffrance et toute ascèse du corps, et ces autres vertus qui toutes sont des plus nécessaires et des plus utiles au corps vigoureux et troublé par les passions de la chair. Mais lorsque le corps est malade et qu’avec le secours de Dieu il est au-delà de ces vertus, celles-ci ne sont plus tellement nécessaires : la sainte humilité et l’action de grâce les accomplissent toutes.

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