5e hymne pour l’Épiphanie (trad. cf coll. Spiritualité Orientale 70, Bellefontaine 1997, p. 49)

Descendez, frères, et dans les eaux du baptême revêtez l’Esprit Saint ; unissez-vous aux êtres spirituels qui servent notre Dieu. Béni soit Celui qui a institué le baptême pour le pardon des enfants d’Adam ! Cette eau est le feu secret qui marque son troupeau d’un signe, avec les trois noms spirituels qui épouvantent le Mauvais (cf Ap 3,12)…  Jean attesta de notre Sauveur : « Il vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu » (Mt 3,11).

Voici ce feu et l’Esprit, mes frères, dans le baptême véritable. Car le baptême est plus puissant que le Jourdain, ce petit ruisseau ; il lave en ses flots d’eau et d’huile les péchés de tous les humains. Élisée, s’y prenant sept fois, avait purifié Naaman de sa lèpre (2R 5,10); le baptême, lui, nous purifie des péchés cachés en l’âme. Moïse avait baptisé le peuple dans la mer (1Co 10,2), sans pouvoir pourtant laver son cœur au-dedans, souillé qu’il était par le péché. Maintenant voici un prêtre, semblable à Moïse, lavant l’âme de ses taches, et avec l’huile il marque d’un sceau les agneaux nouveaux pour le Royaume…

Par l’eau qui a coulé du rocher la soif du peuple a été calmée (Ex 17,1s) ; voici, par le Christ et par sa fontaine, la soif des nations étanchée… Voici que du côté du Christ coule une source qui donne la vie (Jn 19,34) ; les peuples assoiffés y ont bu et en ont oublié leur peine. Verse ta rosée sur ma faiblesse, Seigneur ; par ton sang pardonne mes péchés. Que je sois ajouté au nombre de tes saints, à ta droite.

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