La Philocalie – Desclée de Brouwer / J. – C. Lattès, p. 598

14- Toutes ces choses, nous les avons exposées de manière élémentaire, comme si nous étions ignorants, en rédigeant de manière claire et facile à embrasser un discours sur les vertus et les passions, afin qu’on puisse aisément discerner et distinguer, avec minutie et clarté, ce qui les sépare et fait leur différence.

C’est pourquoi nous avons exposé chaque chose dans sa diversité et ses variations, afin que ne soit ignorée, autant qu’il est possible, aucune idée de vertu ou de vice, que nous amenions de bon cœur à nous-même les unes, c’est-à-dire les vertus, et singulièrement les vertus de l’âme, par lesquelles nous approchons Dieu , et que nous échappions aux autres, c’est-à-dire aux vices, en les écartant tout à fait.

Vraiment bienheureux, en effet, celui qui s’efforce de découvrir la vertu, qui la poursuit et cherche avec soin à savoir ce qu’elle est, car par elle il approche Dieu et il est avec lui dans son intelligence. S’élever par la vertu active vers la contemplation du Créateur, c’est là, à proprement parler, la prudence et le courage, la sagesse, la connaissance véritable et la richesse indéfectible.

La vertu est appelée ainsi parce qu’elle est choisie. Elle est choisie et voulue, parce que nous faisons le bien en le choisissant et en le voulant nous-mêmes, non de manière involontaire et forcée. Et ce qu’on appelle la sagesse, c’est de porter dans l’intelligence ce qui lui est utile.

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