La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, p. 150

61. L’Écriture dit : « L’enfer et la perdition sont à découvert devant le Seigneur (Prov.15,11) ». Elle dit cela de l’ignorance et de l’oubli du cœur.

62. En effet, l’enfer, c’est l’ignorance, car l’un et l’autre sont invisibles. Et la perdition, c’est l’oubli, puisque l’une et l’autre échappent à ce qui existe.

63. Occupe-toi de tes fautes, non de celles du prochain. Et tu ne seras pas éloigné du lieu où est à l’œuvre ton intelligence.

64. La négligence ne saurait guère se prêter à tout le bien que nous pouvons faire. Mais l’aumône et la prière raniment les négligents.

65. Toute affliction supportée selon Dieu est fondamentalement une œuvre de piété. Car l’amour vrai se prouve dans l’adversité.

66. Ne dis pas que la vertu s’acquiert en dehors de l’affliction. Car elle ne se prouve pas dans la facilité.

67. Considère l’issue de toute affliction comme involontaire. Et tu y verras la disparition du péché.

68. Les conseils du prochain sont souvent utiles. Mais rien ne convient plus à chacun que son propre jugement.

69. Si tu veux guérir, sois attentif à ta conscience. Tout ce qu’elle te dit, fais-le, et tu y trouveras ton bien.

70. Les secrets de chacun, Dieu les connaît, et aussi la conscience. Que grâce à eux, chacun se corrige.


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