La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, p. 153

111. De même que Dieu a assigné à chaque chose visible ce qui lui est propre, de même il a assigné ce qui leur est propre aux pensées humaines, que nous le voulions ou non.

112. Si un homme, qui vit ouvertement dans le péché et ne se convertit pas, n’a rien souffert jusqu’à sa mort, considère que le Jugement sera pour lui impitoyable.

113. Celui qui prie en toute conscience supporte ce qui arrive. Mais celui qui garde le souvenir du mal ignore encore la prière pure.

114. Quand tu es lésé, injurié, chassé par quelqu’un, ne considère pas le présent, mais tourne-toi vers l’avenir, et tu trouveras que cet homme est pour toi la source de nombreux biens, non seulement dans le siècle présent, mais dans le siècle avenir.

115. De même que l’absinthe amère fait du bien à ceux qui manquent d’appétit, de même il est bon pour ceux qui se conduisent mal de connaître la souffrance. Ces remèdes aident en effet les uns à mieux se porter, les autres à se repentir.

116. Si tu ne veux pas subir le mal, renonce à le faire. Car l’un ne va jamais sans l’autre. Chacun récolte ce qu’il a semé (Cf. Gal. 6,7).

117. Nous qui de nous-mêmes semons le mal et qui le récoltons malgré nous, nous devons admirer la justice de Dieu.

118. Dès lors qu’un certain temps nous a été donné entre les semailles et la moisson, nous attendons dans le doute de la rétribution.

119. Quand tu as péché, n’incrimine pas l’acte, mais la pensée. Car si l’intelligence n’avait pas précédé, le corps n’aurait pas suivi.

120. Celui qui se cache pour faire le mal est plus méchant que ceux qui sont ouvertement injustes. C’est pourquoi il sera plus durement châtié.

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