La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, p. 159

1. Dans les écrits qui suivent, la mauvaise foi de ceux du dehors sera réfutée par ceux dont la foi est sûre et qui reconnaissent la vérité.

2. Voulant montrer que nous sommes tenus d’observer tous les commandements, mais que la filiation adoptive est une grâce accordée aux hommes par l’effusion de son propre sang, le Seigneur dit: « Quand vous avez fait tout ce qui vous était commandé, dites alors: Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions (Lc. 17,10). » Ainsi le Royaume des cieux n’est pas le salaire des œuvres, mais une grâce du Maître préparée pour les serviteurs fidèles.

3. Le serviteur ne réclame pas la liberté comme un salaire. Mais il lui plaît d’être redevable, et il la reçoit comme une grâce.

4. Le Christ, dit l’Écriture, est mort pour nos péchés (Cf. ICor. 15,3), et à ceux qui le servent bien il accorde la liberté. Il leur dit en effet: « C’est bien, bon et fidèle serviteur. Tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup. Entre dans la joie de ton Seigneur (Mt. 25,21).

5. Le serviteur fidèle n’est pas celui qui s’en tient à la simple connaissance, mais bien celui qui par l’obéïssance se confie au Christ qui donne les commandements.

6. Celui qui honore son maître fait ce qui lui est ordonné. Mais s’il est en faute, ou s’il désobéit, il assume la responsabilité de ce qui lui arrive.

7. Si tu aimes l’étude, aime aussi la peine. Car la simple connaissance enfle l’homme (Cf. ICor. 8,1).

8. Les épreuves qui nous arrivent à l’improviste nous enseignent providentiellement à aimer la peine, et même si nous ne le voulons pas, nous entraînent au repentir.

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