La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, p. 159-160

9. Les afflictions qui nous arrivent sous les engeances de nos propres fautes. Si nous les supportons par la prière, nous y trouverons en retour un surcroît de biens.

10. Certains se complaisent dans les louanges accordées à leur vertu et tiennent pour une consolation le plaisir de leur vaine gloire. D’autres, blâmés pour leur péchés, sont en peine, et considèrent que cette peine bienfaisante est l’œuvre du mal.

11. Ceux qui, s’autorisant de leurs propres combats, s’en prennent aux négligents, pensent être justifiés par les œuvres corporelles. Mais nous qui, nous prévalant de notre simple connaissance, méprisons les ignorants, nous sommes encore plus insensés qu’eux.

12. En dehors de ses œuvres propres, la connaissance n’est pas encore sûre, même si elle est vraie. Ainsi, en toute chose, c’est l’œuvre qui est la confirmation.

13. Souvent, quand la pratique est négligée, la connaissance aussi est obscurcie. Car les souvenirs de ce qu’on aura totalement négligé de mettre en œuvre, eux aussi peu à peu se perdront.

14. C’est pourquoi l’Écriture nous enseigne à voir Dieu par la connaissance, afin que nous le servions droitement par les œuvres.

15. Quand nous accomplissons ouvertement les commandements, nous recevons du Seigneur ce qui nous convient, à la mesure de nos œuvres. Mais le bien que nous en tirons dépend du but que nous visons.

16. Celui qui veut faire une chose et ne le peut pas, est tenu pour l’avoir faite, aux yeux de Dieu qui connaît les cœurs. Ceci doit s’entendre du bien comme du mal.

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