La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, p. 170-171

158. Tout plaisir du corps vient d’un relâchement antérieur. Et le manque de foi engendre le relâchement.

159. Celui qui est soumis au péché ne peut seul surmonter le souci de la chair. C’est pourquoi il ne cesse pas d’être excité dans ses membres.

160. Quand on est sous l’emprise de la passion, il faut prier et se connaître. Car il est à peine possible, avec du secours, de combattre les tendances.

161. Celui qui, par l’obéissance et la prière, lutte contre la volonté propre, est un athlète compétent. Par son renoncement au sensible, il met clairement en évidence le combat spirituel. 

162. Celui qui ne confie pas à Dieu sa volonté, échoue dans ce qu’il fait et tombe au pouvoir des adversaires.

163. Si tu vois deux méchants avoir de l’amitié l’un pour l’autre, sache qu’ils s’accordent l’un l’autre pour faire leurs volontés.

164. L’orgueilleux et le vaniteux s’accordent volontiers. L’un loue le vaniteux, qui se soumet servilement. L’autre vante l’orgueilleux, qui ne cesse de le louer.

165. Le disciple qui aime Dieu trouve son avantage dans les deux sens. Approuvé pour ce qu’il a fait de bien, il est encore plus fervent. Blâmé pour ce qu’il a fait de mal, il s’oblige au repentir. Il nous faut mener ainsi notre vie dans le sens de notre progrès. Et nous devons offrir nos prières à Dieu dans le sens de notre vie.

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