La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, p. 171

166. Il est bien de s’en tenir au premier des commandements, de n’avoir aucun souci particulier, de ne prier non plus à aucune intention particulière, et de ne chercher que le Royaume et la parole de Dieu (Cf. Mt. 6,33). Mais si nous nous inquiétons pour chacun de nos besoins, nous devons aussi prier pour chacun d’eux. Car celui qui agit, s’inquiète et ne prie pas, ne prend pas le bon chemin pour atteindre son but. C’est ce qu’a dit le Seigneur : « Sans moi vous ne pouvez rien faire (Jn 15,5) ».

167. Les désobéissances les plus déplacées attendent celui qui méprend sur le commandement de la prière, l’une entraînant l’autre comme par un lien.

168. Celui qui accueille les afflictions présentes dans l’attente du siècle à venir, a trouvé la connaissance de la vérité. Il se délivrera facilement de la colère et de la tristesse.

169. Celui qui, pour la vérité, choisit la vie dure et le déshonneur, marche sur la voie apostolique, prend sa croix et porte ses chaînes (Cf. Mt. 16,24 et Ac. 28,20). Mais celui qui, en dehors de ce choix, essaie de garder son cœur, s’égare en son intelligence et tombe dans les tentations et les pièges du diable (Cf. ITm. 3,7 et 6,9).   

170. Il est impossible à celui qui combat de vaincre les mauvaises pensées sans s’attaquer aux causes, et de vaincre les causes sans s’attaquer aux pensées. Car lorsque nous rejetons les unes séparément, très vite nous sommes ramenés par les autres dans les deux à la fois.

171. Celui qui combat les hommes par peur des souffrances et des outrages, ou bien souffrira encore plus ici-bas du fait de ses malheurs, ou bien sera châtié impitoyablement dans le siècle à venir.

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