La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, p. 172

180. Celui qui parle avec droiture doit lui-même recevoir ses paroles comme venant de Dieu. Car la vérité n’appartient pas à celui qui parle, mais à Dieu qui agit en lui.

181. Avec ceux qui ne se reconnaissent pas attachés à toi par l’obéissance, ne dispute pas s’ils s’opposent à la vérité, afin, comme dit l’Écriture, de ne pas éveiller la haine (Cf. Prov. 9,8).

182. Celui qui cède à son disciple qui le contredit là où il ne faut pas, l’égare en l’occurrence, et le prépare à transgresser les conditions de l’obéissance.

183. Celui qui avertit ou corrige le pécheur avec crainte de Dieu s’acquiert la vertu contraire à la faute. Mais celui qui garde rancune et blâme avec malveillance, tombe dans la même passion, selon la loi spirituelle.

184. Celui qui connaît bien la loi craint le législateur. Et celui qui craint le législateur se détourne du mal (Cf. Prov. 15,27).

185. N’aie pas deux langages. Ne te montre pas autre dans tes paroles, et autre dans ta conscience. L’ Écriture charge de malédiction un tel homme (Cf. Sag. 28,13).

186. Il en est qui disent la vérité, et qui sont en butte à la haine des insensés, comme dit l’Apôtre (Cette phrase ne se trouve nulle part dans les écrits apostoliques). Et il en est qui dissimulent, et qui par là même sont aimés. Cependant la rétribution, dans les deux cas, ne se fera pas attendre. Car en son temps le Seigneur rend à chacun ce qui lui est dû.

187. Celui qui veut échapper aux peines à venir doit supporter volontiers les peines présentes. Échangeant ainsi en esprit une chose pour une autre, par de petites souffrances il évitera les grands châtiments.

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