La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, p. 176

225. Il faut donc chercher la maison en question, et par la prière persévérer a y frapper (Cf Mt 7, 7), afin que maintenant, ou à notre mort, le Maître nous ouvre, et ne nous dise pas comme à des négligents : « Je ne sais pas d’où vous êtes (Lc 13, 25). » Et nous devons non seulement demander et recevoir (Cf Mt 7, 8), mais aussi garder ce qui nous a été donné. Car il en est qui perdent après avoir reçu.

Ceux qui se sont instruits tard et les novices ne possèdent guère qu’une simple connaissance ou même une expérience accidentelle des choses dont nous venons de parler. Quant à la pratique assidue et patiente, c’est à peine si la possèdent eux-mêmes les vieillards pleins de piété et d’expérience. Ils l’ont souvent perdue par négligence, ils l’ont cherchée de nouveau, ils se sont donné de la peine, et ils l’ont retrouvée. C’est là ce que, nous aussi, nous ne devons jamais cesser de faire, jusqu’à ce que nous l’ayons acquise indéfectiblement.

226. Tels sont, entre beaucoup d’autres, quelques-uns des préceptes de la loi spirituelle que nous avons appris, ces préceptes que le grand Psalmiste ne cesse également d’enseigner (Cf. Ps. 1, 2 ; 118(119), 16 .23 .71 .112 .etc.),  afin que les gardent et les suivent ceux qui chantent continuellement dans le Seigneur. A lui sont dues la gloire, la puissance et l’adoration, maintenant et dans les siècles. Amin.


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