La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, p. 375

21. Celui qui garde le corps hors du plaisir et de la maladie fait de lui un compagnon au service de ce qui est plus haut.

22. Celui qui fuit toutes les convoitises mondaines (Cf. Tite 2,12), se met lui-même au-dessus de toute matière du monde [de toute la tristesse du monde].

23. Celui qui aime Dieu aime aussi totalement son prochain. Un tel homme ne saurait garder ce qu’il a, mais il le dispense comme Dieu, donnant à chacun ce dont il a besoin.

24. Celui qui fait l’aumône à l’imitation de Dieu ignore la différence entre le méchant et le bon,  le juste et l’injuste (Cf. Mt. 5,45), dès lors qu’ils souffrent dans leurs corps. Mais il donne à tous également, selon leurs besoins, même s’il préfère, pour sa bonne volonté, l’homme vertueux à l’homme dépravé.

25. De même que Dieu, qui par nature est bon et impassible, aime également tous les êtres comme ses œuvres, mais qu’il glorifie l’homme vertueux parce que celui-ci lui est uni par la connaissance [par la volonté], et que, dans sa bonté, il a pitié de l’homme dépravé et le fait revenir en l’instruisant dans ce siècle, de même celui qui, de son propre mouvement, est bon et impassible, aime tous les hommes également. Il aime l’homme vertueux pour sa nature et sa volonté bonne. Et il aime l’homme dépravé pour sa nature et pour la compassion, car il a pitié de lui comme d’un fou qui va dans les ténèbres.

26. Non seulement partager ce qu’on a révèle l’art d’aimer, mais bien plus encore transmettre la parole et servir les autres dans leur corps.

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