La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, p. 376-377

41. Celui qui aime Dieu n’afflige personne et ne s’afflige lui-même contre personne pour des choses qui passent. Il n’inspire et ne connaît qu’une tristesse, la tristesse salutaire que connut le bienheureux Paul et qu’il inspira aux Corinthiens (Cf. II Cor. 7,8-11).

42. Celui qui aime Dieu mène sur la terre une vie angélique, jeûnant et veillant, chantant et priant, et pensant toujours du bien de tout homme.

43. Si l’on désire une chose, on lutte pour l’acquérir. Or, de tout se qui est bon et désirable, le meilleur et le plus désirable est incomparablement le divin. De quelle ardeur devons-nous donc faire preuve pour obtenir ce qui, par nature, est bon et désirable !

44. Ne souille pas ta chair par des actes infâmes, ne salis pas ton âme par des pensées mauvaises, et la paix de Dieu viendra sur toi, portant l’amour.

45. Même durement ta chair dans le jeûne et les veilles, consacre toi sans relâche à la psalmodie et à la prière, et la sanctification de la chasteté viendra sur toi, portant l’amour.

46. Celui qui a été jugé digne de la connaissance divine et qui a acquis dans l’amour son illumination, ne sera jamais emporté par l’esprit de vaine gloire. Mais la vaine gloire emporte facilement celui qui n’a pas encore été jugé digne de la connaissance de Dieu. Si donc un tel homme se tourne vers Dieu en tout se qu’il lui donne d’accomplir, il lui sera aisé, grâce à Dieu, d’éviter la vaine gloire, car il fait tout pour lui.

 

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