La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, p. 380-381

76. L’humilité et la souffrance délivrent l’homme de tout péché. La première supprime les passions de l’âme. L’autre supprime celles du corps. C’est là ce que fait le bienheureux David,  quand il prie Dieu en disant : «Vois ma misère et ma peine, et enlève tous mes péchés (Ps. 24(25),18).»

77. Par les commandements, le Seigneur donne l’impassibilité à ceux qui les mettent en œuvre. Et par son enseignement divin, il leur accorde l’illumination de la connaissance.

78. Tout ce qu’enseigne le Seigneur porte, ou bien sur Dieu, ou bien sur les êtres visibles et invisibles, ou bien sur la providence et le jugement qui opèrent en eux.

79. La compassion soigne la partie ardente de l’âme. Le jeûne consume le désir. Quant a la prière, elle purifie l’intelligence et la prépare à la contemplation des êtres. C’est pour les puissances de l’âme que le Seigneur nous a aussi donné les commandements.

80. « Apprenez de moi, dit-il, que je suis doux et humble de cœur (Mt. 11,29) », etc. La douceur garde du trouble l’ardeur. Et l’humilité délivre de l’orgueil et de la vaine gloire l’intelligence.

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