La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 802

Mais ceux qui n’ont pas totalement conscience de ce dont nous venons de parler ne connaissent pas leur malheur d’être asservis aux volontés de la chair et aux choses de ce monde, ni ne se donnent le temps de penser à l’esclavage où ils sont. Tel n’est pas leur but.

Et s’ils disent le « Kyrie eleison », c’est surtout par habitude. Comment peuvent-ils recevoir la compassion de Dieu, une compassion si merveilleuse et infinie ?

Mieux vaudrait alors ne pas recevoir la compassion de Dieu, plutôt que la recevoir et de nouveau la perdre, car la faute est double, comme si l’on mettait une pierre précieuse dans les mains d’un petit enfant ou d’un paysan qui ne sait pas ce que vaut la pierre.

S’ils prennent la pierre et s’ils la perdent, il est évident que ce n’est pas eux qui l’ont perdue, mais celui qui la leur a donnée.

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