La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 652

16. (suite) Mais le temps des compassions de Dieu est venu, et Dieu a envoyé son Verbe pour nous guérir de nos corruptions (Cf. Ps. 106(107),10). Or le Verbe porte l’Esprit qui l’accompagne naturellement, qui illumine et éclaire sa divinité, on pourrait dire sa puissance, dont a parlé le prophète, quand il rendit grâce à Dieu pour l’humanité toute entière : « Tu as envoyé ta lumière et ta vérité. Elles m’ont conduit, elles m’ont mené à ta montagne sainte, à ton unique et suprême connaissance, dans les demeures et les contemplations de ta gloire (Ps. 42(43),3). »

C’est là que, portée par Dieu, est élevée l’intelligence, et c’est là qu’elle demeure. Elle y est au-dessus des choses visibles, approchant d’une certaine manière le Dieu Très-Haut. Dès lors donc qu’est venu, ainsi qu’il a été dit, le Verbe légitime de notre Dieu, portant naturellement avec lui, en Saint Verbe de Dieu, le saint Esprit de Dieu, tous ceux qui ont reçu dans la foi le saint Verbe de Dieu ont dès lors immédiatement reçu le Saint Esprit de Dieu, qui accompagne toujours indubitablement le Verbe.

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