La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 654

18. Je m’émerveille, Seigneur, devant la joyeuse lumière de la paix admirable, lumière si reposante, bien-aimée, naturellement débordante, pleine de grâce, immensément rayonnante. Elle est seule et toute entière la vie de l’intelligence.

Je m’émerveille, Tout-Puissant, Maître Saint, qu’une fois touchée par les effleurements ineffables en ta bonté infinie, celle-ci puisse vivre totalement pour elle-même, et non pour toi (Cf. II Cor. 5,15), qui es plus haut que l’être. Car tu es la vie qui crée les vies, et la source de toute bonté et de toute beauté.

Si, en effet, la femme n’a fait que te toucher, et même pas toi, mais ton vêtement, Sauveur, et même pas ton vêtement mais ses seules franges, et secrètement, et si elle fut aussitôt délivrée de toute une vie de maladie et rendue à la santé contre toute attente (Cf. Mt 9,20s.), que penser, ô Roi, de ce que doit éprouver naturellement, et de la vie que doit mener, et pourquoi, celui que, dans ta bonté, tu as touché de l’ineffable effleurement divin, et auquel tu as donné clairement et merveilleusement ta compassion ?

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