La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 656

19. La vie contemplative demeure avec la sainte prière. Elle est sa compagne continuelle. L’une et l’autre sont les germes donnés par Dieu, les germes déifiants de la vie intellectuelle de l’âme. Elles sont les œuvres inséparables de l’âme que Dieu porte et accomplit dans sa loi. Pour la tradition, contemplation et prière sont tellement unies que les Pères en parlent au singulier : ils les appellent action de l’intelligence et contemplation.

Saint Isaac dit : « L’acte de l’intelligence se trouve dans le pur ouvrage de celle-ci, dans l’échange divin, dans la prière persévérante et dans ce qui suit. Il s’accomplit dans la partie de l’âme qui désire, et il s’appelle contemplation (Isaac le Syrien, Œuvres spirituelles, p. 191). » Considère qu’il y a là un signe de l’unité plutôt que de l’union des deux, c’est-à-dire de la prière et de la contemplation.

Le même ajoute que « cette contemplation purifie l’énergie de l’amour de l’âme, qui est un désir naturel, lequel clarifie ce qu’il y a d’intelligence dans l’âme (Ibid) ». Comprends qu’il y a une seule énergie de la partie contemplative de l’âme, à savoir la prière et la contemplation.

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