La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 658-659

21. (suite) Mener la vie des moines vouée à la science implique donc non seulement qu’on connaisse parfaitement par l’ascèse et comme il faut l’usage de l’intelligence et de la parole, de la réflexion et des sens, mais aussi qu’on discerne ce qu’il faut donner à l’ardeur et au désir, qu’on apprenne sagement par l’action et la contemplation à bien former en soi, grâce à la connaissance naturelle de la réflexion, la belle harmonie ordonnée des puissances de l’âme, et à chanter la mélodie intellectuelle, pour autant qu’elle aussi soit infiniment douce.

Ainsi la paix de Dieu, la paix bien-aimée, et la joie qu’elle engendre, toute en grâce et en saint amour, viennent reposer dans le moine initié à la vraie prière et paré des fruits de l’Esprit.

Donc celui qui a décidé qu’il lui faut, par tous les moyens et de toute manière, prier continuellement, comme le demande l’Apôtre (Cf. I Thes. 5,17), et qui fait de cette prière le cœur même de son action, a été compté parmi les disciples du Christ. En suivant leurs conseils touchant la prière sacrée, il est devenu enfant de la grâce dans le Christ.

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