Ecrits (trad. Eds. Présence 1975, p.286)

L’âme de l’homme humble est comme la mer ; si l’on jette une pierre dans la mer, elle trouble pour un instant la surface des eaux, puis s’enfonce dans les profondeurs. Ainsi sont englouties les peines dans le cœur de l’homme humble, car la force du Seigneur est avec lui.

habites-tu, âme humble ? Qui vit en toi ? Et à quoi puis-je te comparer ? Tu resplendis, claire comme le soleil, mais en brûlant tu ne te consumes pas (Ex 3,2), et tu réchauffes tous les hommes par ton ardeur. A toi appartient la terre des doux, selon la parole du Seigneur (Mt 5,4). Tu es semblable à un jardin en fleurs au fond duquel se trouve une magnifique maison où le Seigneur aime demeurer.

C’est toi qu’aiment le ciel et la terre. C’est toi qu’aiment les saints apôtres, les prophètes, les saints et les bienheureux. C’est toi qu’aiment les anges, les séraphins et les chérubins. C’est toi qu’aime, dans ton humilité, la toute-pure Mère du Seigneur. C’est toi qu’aime et en toi que se réjouit le Seigneur.

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