Écrits (trad. Eds Présence 1975, p. 348)

Si les hommes savaient ce qu’est l’amour du Seigneur, c’est en foule qu’ils accourraient auprès du Christ, et il les réchaufferait tous de sa grâce. Sa miséricorde est inexprimable. Le Seigneur aime le pécheur repentant, et avec tendresse le serre contre sa poitrine : « Où étais-tu, mon enfant ? Je t’attends depuis longtemps » (cf Lc 15,20). Le Seigneur appelle à lui tous les hommes par la voix de l’Évangile, et sa voix retentit dans le monde entier  :

« Venez à moi, vous tous qui peinez, et je vous donnerai le repos. (Mt 11,28) Venez et buvez l’eau vive (Jn 7,37). Venez et apprenez que je vous aime. Si je ne vous aimais pas, je ne vous appellerais pas. Je ne peux pas supporter que même une seule de mes brebis se perde. Même pour une seule, le pasteur va dans les montagnes et la cherche partout. Venez donc à moi, mes brebis. Je vous ai créées et je vous aime. Mon amour pour vous m’a fait venir sur la terre, et j’ai tout enduré pour votre salut. Je veux que vous connaissiez mon amour et disiez comme les apôtres sur le Mont Tabor : ‘ Seigneur, il nous est bon d’être avec toi ‘ » (Mc 9,5)…

Tu as attiré à toi les âmes des saints, Seigneur, et elles coulent vers toi comme des rivières silencieuses. L’esprit des saints s’est attaché à toi, Seigneur, et il s’élance vers toi, notre lumière et notre joie. Le cœur de tes saints s’est affermi dans ton amour, Seigneur, et il ne peut t’oublier ne serait-ce qu’un instant, même dans le sommeil, car douce est la grâce du Saint Esprit.

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