Commentaire sur l’évangile de Luc, 5, 16 ; trad. cf SC 45, p. 188

[Après la guérison du paralytique] vient ensuite l’appel du collecteur d’impôts aux mystères du Christ. Le Christ lui donne l’ordre de le suivre, non par une démarche physique de son corps, mais par le changement de son cœur. Et cet homme qui jusqu’alors tirait avec avidité son profit des marchandises, qui exploitait durement les fatigues et les dangers des matelots, quitte tout sur un mot d’appel. Lui qui prenait les biens des autres, il abandonne ses biens propres. Quittant son comptoir ignoble, il marche de toute son âme à la suite du Seigneur.

Et il prépare un grand festin : car celui qui reçoit le Christ dans sa demeure intérieure est rassasié de bien-être sans mesure, d’une joie surabondante. Quant au Seigneur, il entre volontiers chez lui, et il se met à la table préparée par l’amour de celui qui a cru.

Mais voici que s’allume la malveillance des incroyants…, et du coup la différence entre les disciples de la Loi et disciples de la grâce se révèle. S’en tenir à la Loi, c’est subir dans un cœur à jeun une faim sans remède ; accueillir le Verbe, la Parole de Dieu, dans l’intimité de son âme, c’est être renouvelé par l’abondance de la nourriture et de la source éternelles. C’est n’avoir plus jamais faim ni soif (Jn 6,35).

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