Homélies sur l’évangile de Jean, n°19,1

« Qu’il est agréable et doux pour des frères de vivre dans l’unité » (Ps 132,1)… André, après avoir demeuré auprès de Jésus (Jn 1,39) et avoir beaucoup appris, n’a pas gardé ce trésor pour lui : il se hâte de courir auprès de son frère Simon-Pierre pour partager avec lui les biens qu’il a reçus… Considère ce qu’il dit à son frère : « Nous avons trouvé le Messie, c’est-à-dire le Christ » (Jn 1,41). Vois-tu le fruit de ce qu’il venait d’apprendre en si peu de temps ? Cela démontre à la fois l’autorité du Maître qui a enseigné ses disciples et, dès le début, leur zèle de le connaître.

L’empressement d’André, son zèle à répandre tout de suite une aussi bonne nouvelle, suppose une âme qui brûlait de voir l’accomplissement de tant de prophéties concernant le Christ. C’est montrer une amitié vraiment fraternelle, une affection profonde et un naturel plein de sincérité, que de partager ainsi les richesses spirituelles… « Nous avons trouvé le Messie » dit-il ; non pas un messie, un messie quelconque, mais bien « le Messie, celui que nous attendions ».

Advertisements