Sermon pour les Rameaux ; PG 97, 1002 (trad. Orval)

Courage, fille de Sion, ne crains pas : « Ton roi s’avance vers toi ; il est humble, et monté sur un âne, le petit d’une ânesse ». Il vient, lui qui est partout présent et remplit l’univers, il s’avance pour accomplir en toi le salut de tous. Il vient, « lui qui n’est pas venu appeler les justes mais les pécheurs à la conversion », pour faire sortir du péché ceux qui s’y sont fourvoyés. Ne crains donc pas : « Dieu est au milieu de toi, tu es inébranlable ». Accueille en élevant les mains celui dont les mains ont dessiné tes murailles. Accueille celui qui a accepté en lui-même tout ce qui est nôtre, sauf le péché, pour nous assumer en lui… Réjouis-toi, fille de Jérusalem, chante et danse de joie… « Resplendis, car voici ta lumière, et la gloire du Seigneur se lève sur toi. »

Quelle est cette lumière ? « Celle qui illumine tout homme qui vient au monde » : la lumière éternelle… apparue dans le temps ; lumière manifestée dans la chair et cachée par cette nature humaine ; lumière qui a enveloppé les bergers et conduit les mages ; lumière qui était dans le monde s le commencement, par qui le monde a été fait et que le monde n’a pas connue ; lumière qui est venue chez les siens et que les siens n’ont pas reçue.

Et la gloire du Seigneur, quelle est-elle ? C’est sans aucun doute la croix sur laquelle a été glorifié le Christ, lui, la splendeur de la gloire du Père. Lui-même le disait à l’approche de sa Passion : « Maintenant, dit-il, le Fils de l’homme est glorifié et Dieu est glorifié en lui, et il le glorifiera bientôt ». La gloire dont il parle ici, c’est sa montée sur la croix. Oui, la croix est la gloire du Christ et son exaltation. Il l’a dit : « Quand je serai élevé de terre, j’attirerai tout à moi ».

(Références bibliques : Za 9,9 ; Lc 5,32 ; Ps 45,6 ; Is 60,1 ; Jn 1,9-11 ; He 1,3 ; Jn 13,31-32 ; Jn 12,32)

Publicités