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Homélie pour la Nativité de la Vierge, 7, 10 (trad. SC 80, p. 63 rev.)

Aujourd’hui le Créateur de toutes choses, Dieu le Verbe, a composé un ouvrage nouveau, jailli du cœur du Père pour être écrit, comme avec un roseau, par l’Esprit qui est la langue de Dieu… Fille toute sainte de Joachim et d’Anne, qui as échappé aux regards des Principautés et des Puissances et « aux flèches enflammées du Mauvais » (Col 1,16; Ep 6,16), tu as vécu dans la chambre nuptiale de l’Esprit, et as été gardée intacte pour devenir épouse de Dieu et Mère de Dieu par nature… Lire la suite »

La Philocalie – Desclée de Brouwer / J. – C. Lattès, p. 598-599

15- Si tu veux, ajoutons à ce discours élémentaire, comme un sceau en or, quelques mots sur la plus précieuse des créatures de Dieu, celle qui est à l‘image et à la ressemblance : le vivant, doué d’intelligence et de raison, l’homme, le seul entre toutes les créatures qui soit à l’image et à la ressemblance de Dieu. Lire la suite »

La Philocalie – Desclée de Brouwer / J. – C. Lattès, p. 598

14- Toutes ces choses, nous les avons exposées de manière élémentaire, comme si nous étions ignorants, en rédigeant de manière claire et facile à embrasser un discours sur les vertus et les passions, afin qu’on puisse aisément discerner et distinguer, avec minutie et clarté, ce qui les sépare et fait leur différence. Lire la suite »

La Philocalie – Desclée de Brouwer / J. – C. Lattès, p. 597-598

13- Outre ce que nous avons dit, il faut surtout savoir aussi ce qui est le plus nécessaire pour tous ceux qui souhaitent pratiquer la vertu et qui s’efforcent de se détourner du vice: autant l’âme est incomparablement meilleure que le corps, l’emporte sur lui et est plus précieuse que lui en beaucoup de choses et dans les plus grandes choses, autant les vertus de l’âme, et singulièrement celles qui imitent Dieu et portent le nom de Dieu, sont meilleures que les vertus du corps. Lire la suite »

La Philocalie – Desclée de Brouwer / J. – C. Lattès, p. 597

12- Il faut aussi savoir qu’il n’est pas possible de parvenir à la mesure d’une telle vertu si l’on ne cherche pas surtout, durant toute sa vie, autant qu’on le peut, à se donner de la peine pour l’acquérir par une sollicitude active: par exemple pour la compassion, ou la tempérance, ou la prière, ou la charité, ou l’une des vertus générales. C’est à partir de celles-ci, en effet, que chacun poursuit partiellement la vertu. Lire la suite »

La Philocalie – Desclée de Brouwer / J. – C. Lattès, p. 596 – 597

11- L’âme est triple, on l’a déjà dit, et ses trois parties sont la raison, l’ardeur, et le désir. S’il y a dans l’ardeur charité et amour de l’homme, et s’il y a dans le désir pureté et chasteté, la raison est illuminée. Mais s’il y a dans l’ardeur haine de l’homme, et s’il y a dans le désir débauche, la raison est enténébrée. Donc la raison est saine, sage et lumineuse lorsque les passions lui ont été soumises, qu’elle contemple dans l’Esprit les raisons des créatures de Dieu, et qu’elle s’élève vers la bienheureuse et Sainte Trinité. Lire la suite »

La Philocalie – Desclée de Brouwer / J. – C. Lattès, p. 596

10- Donc, celui qui a considéré avec impassibilité le premier vice, c’est à dire la suggestion, ou qui l’a repoussé d’emblée par la contestation et la violence, a retranché d’un coup tous les autres. Mais supprimer les huit passions doit se faire ainsi. Lire la suite »

La Philocalie – Desclée de Brouwer / J. – C. Lattès, p. 595-596

9- Il faut donc mettre aussi en nous toute la connaissance des pensées passionnées par lesquelles s’accomplit tout péché. Toutes les pensées qui embrassent le mal sont au nombre de huit : la pensée de la gourmandise, celle de la prostitution, celle de l’amour de l’argent, celle de la colère, celle de la tristesse, celle de l’acédie, celle de vaine gloire et celle de l’orgueil. Que ces huit pensées nous troublent ou ne nous troublent pas fait partie des choses qui ne dépendent pas de nous. Mais qu’elles demeurent ou ne demeurent pas en nous, qu’elles suscitent les passions ou ne les suscitent pas, fait partie de ce qui est en notre pouvoir. Lire la suite »

La Philocalie – Desclée de Brouwer / J. – C. Lattès, p. 595

8- L’âme se divise en trois: en raison, en ardeur et en désir. Les péchés de la raison sont l’infidélité, l’hérésie, la démence, le blasphème, l’ingratitude, les consentements aux péchés, qui viennent de la partie passionnée de l’âme. La guérison et le traitement de ces vices sont la foi inébranlable en Dieu et les dogmes de la piété, vrais, infaillibles et orthodoxes, l’étude continuelle des paroles de l’Esprit, la prière pure et sans relâche et l’action de grâce rendue à Dieu. Lire la suite »

La Philocalie – Desclée de Brouwer / J. – C. Lattès, p. 595

7- Car le plaisir de la convoitise est multiple, comme on l’à dit; il ne s’accomplit pas seulement dans la prostitution et dans les autres jouissances du corps, mais dans toutes les passions. La chasteté n’est pas seulement de s’abstenir de la prostitution et des plaisirs du bas-ventre, mais d’être en dehors de tous les autres plaisirs. Donc celui qui est possédé par l’amour de la richesse, l’amour de l’argent et la cupidité est un débauché. Lire la suite »

La Philocalie – Desclée de Brouwer / J. – C. Lattès, p. 594-595

6- Outre tout cela, il faut savoir que l’amour passionné des plaisirs est divers et prend beaucoup de formes: les plaisirs qui trompent l’âme sont nombreux, quand celle-ci n’est pas fortifiée par la crainte divine et par l’amour du Christ, en étant sobre et vigilante devant Dieu et en s’appliquant à la pratique des vertus. Car des myriades de plaisirs attirent à eux les yeux de l’âme: les plaisirs du corps, ceux de l’argent, ceux de la jouissance, ceux de la gloire, ceux de la nonchalance, ceux de la colère, ceux du pouvoir, ceux de l’avarice, ceux de l’avidité. Lire la suite »

La Philocalie – Desclée de Brouwer / J. – C. Lattès, p. 594

5- Les passions du corps sont la gourmandise, la gloutonnerie, la jouissance, l’ivrognerie, manger en cachette, l’amour des plaisirs de toutes sortes, la prostitution, l’adultère, l’impudeur, l’impureté, l’inceste, la corruption d’enfants, coucher avec des bêtes, les convoitises mauvaises et toutes les passions infâmes contre notre nature; le vol, le sacrilège, le brigandage, le meurtre et toute licence  et jouissance des volontés de la chair pour conforter toujours davantage le corps; les oracles, les sortilèges, les présages, les augures, l’amour des parures, la frivolité, l’indolence, le maquillage, le massage des visages, l’oisiveté condamnable, les distractions, les jeux de hasard, le mauvais usage passionné des plaisirs du monde, la vie qui aime le corps, qui alourdi l’intelligence, qui la rend terrestre et bestiale et ne lui permet jamais de s’élever vers Dieu et la pratique des vertus.

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La Philocalie – Desclée de Brouwer / J. – C. Lattès, p. 593-594

4- Nous devons donc parler aussi des vices de l’âme et du corps, c’est -à-dire des passions. Les passions de l’âme sont l’oubli, la négligence et l’ignorance, ces trois vices par lesquels l’œil de l’âme – l’intelligence – aveuglé est soumis à toutes les passions, qui sont l’impiété, l’opinion fausse, c’est -à- dire toute hérésie, le blasphème, l’ardeur, la colère, l’amertume, l’emportement, la haine des hommes, la rancune, la calomnie, la condamnation, la tristesse déraisonnable, la peur, la lâcheté, la dispute, la rivalité, la jalousie, la vanité, l’orgueil, l’hypocrisie, le mensonge, l’infidélité, l’avidité, l’amour de la matière, les penchants passionnés, la possession des choses de la terre, l’acédie, la bassesse d’âme, l’ingratitude, le murmure, l’aliénation, la présomption, l’arrogance, la vantardise, l’amour du pouvoir, le désir de plaire aux hommes, la ruse, l’impudence, l’insensibilité, la flatterie, la sournoiserie, la dissimulation, la duplicité, les consentements que la partie passionnée de l’âme donne aux péchés, la pratique continuelle de ces péchés, l’égarement des pensées, l’égoïsme – la mère des vices -, l’amour de l’argent – leur racine à tous -, la malignité et la méchanceté.

La Philocalie – Desclée de Brouwer / J. – C. Lattès, p. 593

3- Les vertus du corps sont surtout les instruments des vertus, elles se pratiquent en connaissance de cause et selon Dieu, et hors de toute hypocrisie et de tout désir de plaire aux hommes; elles portent chacun à progresser dans l’humilité et l’impassibilité. Ce sont: la tempérance, le jeûne, la faim, la soif, les veilles, rester debout toute la nuit, rester à genoux constamment, ne pas se laver, ne porter qu’un vêtement, manger des aliments secs, manger tard, ne boire que de l’eau, coucher à même la terre, la pauvreté, la dépossession, la misère, l’absence de toute parure et de tout amour propre, la solitude, le calme, ne jamais sortir, l’indigence, n’avoir besoin de rien, le silence, travailler de ses propres mains, toute souffrance et toute ascèse du corps, et ces autres vertus qui toutes sont des plus nécessaires et des plus utiles au corps vigoureux et troublé par les passions de la chair. Mais lorsque le corps est malade et qu’avec le secours de Dieu il est au-delà de ces vertus, celles-ci ne sont plus tellement nécessaires : la sainte humilité et l’action de grâce les accomplissent toutes.

La Philocalie – Desclée de Brouwer / J. – C. Lattès, p. 593

2- Nous disons que les vertus de l’âme sont essentiellement ces quatre vertus générales: le courage, la prudence, la chasteté et la justice. C’est d’elles que naissent les vertus de l’âme, la foi, l’espérance, l’amour, la prière, l’humilité, la douceur, la patience, la résignation, la bonté, le calme, la connaissance divine, la ferveur, la simplicité, la sérénité, la sincérité, l’absence de présomption, d’orgueil, de jalousie, de ruse et d’avarice, la compassion, la miséricorde, la générosité, l’absence de peur et de tristesse, la componction, la pudeur, la piété, la recherche des biens à venir, la tension vers le Royaume de Dieu, le désir de l’adoption filiale.

La Philocalie – Desclée de Brouwer / J. – C. Lattès, p. 593

1- Il faut savoir que l’homme est double, qu’il est fait d’âme et de corps, et que ses sens et leurs vertus sont également doubles. Il y a cinq sens de l’âme et cinq sens du corps. Les sens de l’âme, que les sages appellent aussi puissances ou facultés, sont l’intelligence, la réflexion, le jugement, l’imagination et la perception. Les sens du corps sont la vue, l’odorat, l’ouïe, le goût et le toucher. Mais si leurs vertus sont doubles, il s’ensuit assurément que leurs vices également sont doubles. Il est donc nécessaire que tout homme sache clairement quelles sont les vertus de l’âme, quelles sont les vertus du corps, et quelles sont, par ailleurs, les passions de l’âme et les passions du corps.

Puisque la Vierge Mère de Dieu devait naître de sainte Anne, la nature n’a pas osé anticiper sur la grâce : la nature demeura stérile jusqu’à ce que la grâce eût porté son fruit. Il fallait qu’elle naisse la première, celle qui devait enfanter le premier-né antérieur à toute créature, en qui tout subsiste. Joachim et Anne, heureux votre couple ! Toute la création est votre débitrice. C’est par vous, en effet, qu’elle a offert au Créateur le don supérieur à tous les dons, une mère toute sainte, seule digne de celui qui l’a créée.

Réjouis-toi, Anne, la stérile, toi qui n’enfantais pas ; éclate en cris de joie, toi qui n’as pas connu les douleurs. Réjouis-toi, Joachim : par ta fille un enfant nous est né, un fils nous a été donné. On proclame son nom : Messager du grand dessein de Dieu, qui est le salut de tout l’univers, Dieu fort. Oui, cet enfant est Dieu. Joachim et Anne, heureux votre couple, et parfaitement pur ! On vous a reconnus grâce à votre fruit, selon cette parole du Seigneur : Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Vous avez eu une conduite agréable à Dieu et digne d’elle que vous avez engendrée. À cause de votre vie chaste et sainte, vous avez produit le joyau de la virginité, celle qui devait être vierge avant l’enfantement, vierge en mettant au monde, vierge après la naissance  ; la seule toujours Vierge d’esprit, d’âme et de corps.

Joachim et Anne, couple très chaste ! En observant la chasteté, cette loi de la nature, vous avez mérité ce qui dépasse la nature : vous avez engendré pour le monde celle qui sera, sans connaître d’époux, la Mère de Dieu. En menant une vie pieuse et sainte dans la nature humaine, vous avez engendré une fille supérieure aux anges, qui est maintenant la Souveraine des anges.

Enfant très gracieuse et très douce ! Fille d’Adam et Mère de Dieu ! Heureux ton père et ta mère ! Heureux les bras qui t’ont portée ! Heureuses les lèvres qui, seules, ont reçu tes chastes baisers pour que tu demeures toujours parfaitement vierge.

Acclamez Dieu, terre entière, sonnez, dansez, jouez. Élevez la voix, élevez-la, ne craignez pas !

juin 2017
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